Récemment mise à jour, la norme NF C 15-100 définit un cadre réglementaire pour les installations électriques basse tension. Tour d’horizon de ce que vous devez savoir pour monter un tableau électrique en conformité avec les règles de sécurité en vigueur.

En France, la norme électrique NF C 15-100 établit très précisément les règles de conception, de réalisation et d’entretien des installations électriques basse tension. Cette norme, à considérer comme la bible des électriciens, s’intéresse aux installations neuves et entièrement rénovées. Elle vise deux objectifs majeurs : le confort d’usage et la sécurité de l’utilisateur. Assurez-vous que votre tableau électrique, véritable « cerveau » de l’installation, et l’intégralité de ses modules accessoires y répondent.

Évolutions de la norme NF C 15-100 depuis le 27 novembre 2015

Régulièrement mise à jour pour s’adapter aux dernières évolutions technologiques et exigences de sécurité, ainsi qu’aux besoins des usagers, la norme NF C 15-100 a été remaniée en 2015 et de nouvelles dispositions sont applicables depuis le 27 novembre.

L’ETEL et la Gaine technique de logement (GTL)

La notion d’Espace technique électrique du logement (ETEL) a été défini dans cette norme. Cet espace regroupe les réseaux de puissance et de communication à un seul endroit. Placé obligatoirement à l’intérieur du logement ou dans un local technique annexe (garage, par exemple), il est destiné à contenir la GTL. Cette dernière regroupe toutes les arrivées et les départs des circuits de puissance et des réseaux de communication. On y trouve au minimum le tableau électrique, le coffret de communication et le panneau de contrôle. L’ETEL et la GTL sont obligatoires dans tous les locaux d’habitation (individuels ou collectifs).

Pour aller plus loin et devenir incollable sur l’ETEL et sur la GTL, consultez notre article qui détaille toutes les obligations relatives à ces deux éléments.

Le tableau électrique

Outre le compteur et le disjoncteur abonné devant être placés à 1,30 mètre du sol (pour des raisons d’accessibilité), le tableau électrique doit garantir trois systèmes de protection – une protection des circuits (disjoncteur), une protection des personnes (interrupteurs différentiels) et une protection contre la foudre (parafoudre). Il est également conseillé d’ajouter à votre installation un coffret de communication.

Principal changement depuis le 27 novembre 2015 : votre tableau électrique doit comporter 20 % d’emplacement libre représentant un minimum de 6 modules disponibles. Il s’agit de pouvoir répondre aux extensions futures, auparavant prévues dans l’individuel et maintenant étendues à l’ensemble des logements individuels et collectifs.

> Pour aller plus loin, n’hésitez pas à consulter notre guide de choix sur les tableaux électriques.

Les interrupteurs différentiels

La présence d’interrupteurs différentiels de sensibilité 30 mA est obligatoire pour tous les circuits. Depuis le 27 novembre 2015, leur intensité doit être :

  • soit supérieure ou égale au calibre du disjoncteur d’abonné,
  • soit supérieure ou égale à une fois la somme des intensités des disjoncteurs alimentant les circuits chauffage électrique, de chauffe-eau et de la prise recharge véhicule électrique + 0,5 fois la somme des intensités des disjoncteurs des autres circuits.

Le nombre d’interrupteurs différentiels n’est plus déterminé par la taille du logement mais par la taille de l’installation, c’est à dire le nombre de circuits. Dans tous les cas, le tableau électrique doit comporter au moins 2 interrupteurs différentiels par logement, dont 1 de type A pour les circuits de la plaque de cuisson, du lave-linge ou encore pour la prise de recharge d’un véhicule électrique. Les autres circuits doivent être protégés par au moins un interrupteur différentiel de type AC ou de type A.

Autres évolutions imposées par la norme NF C 15-100 :

  • ne pas avoir plus de 8 circuits par interrupteur différentiel de façon à éviter les déclenchements intempestifs
  • répartir les circuits d’éclairage et des prises de courant sous au moins 2 interrupteurs différentiels, pour assurer une continuité de fonctionnement.

Le disjoncteur

La norme s’est adaptée aux pratiques des électriciens. Lesquels ont pris l’habitude depuis longtemps d’installer, en plus du disjoncteur abonné, un disjoncteur installation qui n’était pas auparavant requis. Ce dernier, désormais obligatoire, a un rôle de protection contre les surintensités et donc le risque incendie.

Pour construire votre tableau en toute sécurité, découvrez notre sélection complète de composants électriques conformes à la norme NF C 15-100. Si vous n’êtes pas familier des travaux d’électricité ou que vous débutez en la matière (sans toutefois vouloir négliger la qualité de votre installation électrique), nous vous conseillons plutôt nos tableaux pré-équipés prêts à l’emploi (déjà câblés et montés). Bon travaux à tous !

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